Humidité sur un mur intérieur : 5 causes et que faire

Humidité sur un mur intérieur : 5 causes et que faire

Un mur intérieur humide a presque toujours l’une de ces cinq causes : des remontées capillaires, une infiltration par la façade, une infiltration par le toit ou une terrasse, une fuite de canalisation ou de la condensation. Pour savoir laquelle, regardez où se trouve l’humidité et quand elle s’aggrave. Peindre ou poser du placo ne règle rien : il faut traiter la cause. Christophe Schaeffer, chez ISO INJECT, vous aide à la trouver à Perpignan et dans tout le 66.

Les signes d’un mur intérieur humide

  • Mur froid, parfois moite au toucher
  • Taches plus foncées, auréoles jaunes ou brunes
  • Peinture qui cloque, papier peint qui se décolle
  • Salpêtre (dépôts blancs) ou moisissures (points noirs ou verts)
  • Odeur de moisi, sensation de pièce difficile à chauffer

Pour reconnaître une tache selon sa forme et sa couleur, lisez aussi notre guide taches d’humidité : les identifier et les traiter.

Cause n°1 : les remontées capillaires

Où : en bas des murs, sur une bande d’environ 1 m, surtout au rez-de-chaussée. Quand : toute l’année. Signe typique : le salpêtre.

L’eau du sol monte dans la maçonnerie quand le mur n’a pas de barrière étanche à sa base, ce qui est fréquent dans les maisons anciennes. La solution : créer cette barrière par injection de résine à la base des murs. En savoir plus sur les remontées capillaires.

Cause n°2 : une infiltration par la façade

Où : sur un mur donnant sur l’extérieur, souvent du côté exposé aux intempéries. Quand : après de fortes pluies, surtout quand la pluie est poussée par le vent.

Fissures, enduit dégradé ou joints abîmés laissent l’eau traverser le mur. La solution : trouver le point d’entrée, reprendre les fissures et protéger la façade.

Cause n°3 : une infiltration par le toit ou une terrasse

Où : en haut des murs ou au plafond, sous une toiture, une terrasse ou un balcon. Quand : après la pluie.

Tuiles déplacées, gouttière bouchée, terrasse fissurée : l’eau s’infiltre puis descend dans les murs. La solution : réparer le point d’entrée, par exemple en imperméabilisant la terrasse par résine.

Cause n°4 : une fuite de canalisation

Où : près d’un point d’eau (salle de bain, cuisine, WC) ou sur le trajet d’un tuyau encastré. Quand : en permanence, sans lien avec la météo, et la tache s’agrandit.

Le test du compteur : relevez votre compteur d’eau, n’utilisez pas d’eau pendant 2 ou 3 heures, puis relevez-le à nouveau. S’il a tourné, il y a probablement une fuite. La solution : localiser et réparer la fuite, puis assécher le mur.

Cause n°5 : la condensation

Où : dans les angles, autour des fenêtres, derrière les meubles, sur les murs les plus froids. Quand : surtout en hiver, quand on chauffe et qu’on aère peu. Signe typique : des moisissures.

La vapeur d’eau de la maison (douches, cuisine, respiration, séchage du linge) se dépose sur les surfaces froides. La solution : aérer chaque jour, chauffer régulièrement, vérifier la ventilation, puis traiter les moisissures.

Comment trouver la bonne cause ?

  1. Observez où se trouve l’humidité : bas du mur, haut du mur, angles, près d’un point d’eau.
  2. Notez quand elle s’aggrave : toute l’année, après la pluie, en hiver.
  3. Faites le test du papier aluminium : scotchez un carré d’aluminium sur le mur 24 à 48 heures. Mouillé côté pièce : condensation. Mouillé côté mur : l’humidité vient du mur.
  4. Faites le test du compteur d’eau en cas de doute sur une fuite.
  5. Faites notre test en 4 questions pour une première orientation.

Plusieurs causes peuvent se cumuler. En cas de doute, un diagnostic sur place, avec mesure de l’humidité, permet de trancher.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Repeindre, même avec une peinture anti-humidité : la tache revient.
  • Poser du placo : l’humidité reste piégée derrière et les moisissures se développent.
  • Refaire un enduit au ciment sur un mur ancien : le mur ne respire plus et l’humidité monte plus haut.
  • Compter uniquement sur un déshumidificateur : il assèche l’air, pas le mur.

Pourquoi c’est fréquent dans les Pyrénées-Orientales

Les maisons anciennes du Roussillon, construites sans barrière étanche, sont sujettes aux remontées capillaires. Les façades et les terrasses subissent un soleil intense, la tramontane et des pluies parfois très violentes à l’automne, qui favorisent fissures et infiltrations. Près du littoral, l’air humide accentue aussi la condensation.

Questions fréquentes

Comment savoir si un mur intérieur est humide ?

Un mur humide est froid et parfois moite au toucher. On voit souvent des taches plus foncées, une peinture qui cloque, du salpêtre ou des moisissures, et on sent une odeur de moisi. Un professionnel peut mesurer précisément le taux d’humidité du mur.

Un mur intérieur humide peut-il sécher tout seul ?

Seulement si la cause disparaît, par exemple après la réparation d’une fuite. Tant que l’eau continue d’arriver (remontées capillaires, infiltration, condensation), le mur reste humide.

Faut-il poser du placo sur un mur humide ?

Non. Le placo cache le problème sans le régler : l’humidité reste prisonnière derrière, les moisissures se développent et le placo finit par s’abîmer. Il faut d’abord traiter la cause et laisser le mur sécher.

Qui contacter pour un mur intérieur humide ?

Un spécialiste du traitement de l’humidité, qui commence par identifier la cause. Dans les Pyrénées-Orientales, ISO INJECT réalise un diagnostic gratuit sur place et remet un devis sous 48 h.

Un mur humide chez vous ?

Christophe Schaeffer intervient à Perpignan et dans tout le département des Pyrénées-Orientales. Il identifie la cause lors d’un diagnostic gratuit et vous remet un devis sous 48 h.